Royaume-Uni: l'inflation repart à la hausse en juillet à cause de l'énergie
Le taux d'inflation au Royaume-Uni est reparti à la hausse en juillet, à 2,9% sur un an, sous l'effet du relèvement du plafond des prix de l'énergie, révisé tous les trois mois par le régulateur du secteur.
Cette progression, conforme aux attentes du marché, marque la première accélération de l'inflation depuis mars, selon les chiffres publiés mercredi par l'Office national des statistiques (ONS).
En juin, l'inflation s'était élevée à 2,6%.
Cette augmentation en juillet s'explique par le relèvement de 13% du plafond des prix de l'énergie le 1er juillet, décidé par l'autorité de l'énergie du Royaume-Uni, l'Ofgem, en raison de la hausse des cours du gaz liée à la guerre au Moyen-Orient.
"Nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe au Moyen-Orient et les effets du conflit qui s'y déroule se font désormais sentir sur l'inflation ici et dans d'autres pays à travers le monde", a réagi le Premier ministre Andy Burnham.
"Je ne peux pas tout faire. Je pense que les gens le savent. Nous traversons une période difficile, mais là où je peux faire quelque chose pour rendre la vie un peu meilleure, je le ferai", a-t-il promis.
L'ex-maire du Grand Manchester, arrivé en juillet à Downing Street en remplacement de Keir Starmer, a fait de la lutte contre la vie chère une priorité et a promis de présenter des mesures pour soutenir les ménages.
Il a déjà annoncé la suppression de la TVA sur l'électricité cet hiver et a rétabli un plafond de 2 livres (2,35 euros) sur les tarifs des bus en Angleterre à partir de janvier.
Les attentes sont nombreuses et les spéculations vont bon train quant aux aides aux ménages et aux hausses d'impôts qui pourraient être annoncées, à l'approche du premier budget, qui sera présenté le 28 octobre par le ministre des Finances John Healey.
"L'inflation devrait se modérer dans les prochains mois, à mesure que les mesures gouvernementales commenceront à produire un effet", estime Jonathan Raymond, analyste chez Quilter Cheviot.
Mais cela ne se produira "sans doute pas au rythme nécessaire pour que la Banque d'Angleterre se sente suffisamment en confiance pour envisager des baisses de taux", ajoute-t-il.
Le pouvoir d'achat des Britanniques a été durement entamé ces dernières années par une inflation qui a culminé à des niveaux inédits depuis des décennies avant de ralentir progressivement.
I.Lee--VC