La Bourse de Paris en repli avant les grands rendez-vous de la semaine
La Bourse de Paris s'est repliée lundi, début d'une semaine chargée avec les résultats mercredi de Nvidia et la réunion des banquiers centraux plus tard à Jackson Hole.
L'indice CAC 40 a perdu 23,65 points (-0,37%) à 8.453,01 points. Vendredi, le CAC 40 avait gagné 0,37%, à 8.484,43 points.
L'humeur est à l'attentisme "avant la publication des résultats très attendus" du mastodonte Nvidia mercredi, "et la réunion annuelle de la Réserve fédérale (Fed) à Jackson Hole", commentait en début de journée Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
La Bourse de Paris n'a pas profité de la baisse du pétrole qui s'accélérait en fin de journée (-2,14% pour le Brent de la mer du Nord, à 92,37 euros le baril).
Les investisseurs s'inquiétaient toujours de taux élevés sur le marché obligataire. Le rendement des obligations françaises à dix ans affichaient 4,12% en très léger retrait par rapport à la fin de la semaine dernière (4,13%).
Les taux montent principalement en raison d'une forte demande de capitaux de la part des Etats pour financer leur dette, et des "hyperscalers" (géants de la tech) pour investir dans l'IA.
"Cette concurrence accrue ne peut qu'alimenter la poursuite de la hausse des taux. Avec, à terme, les risques pour le financement de l'économie mondiale qu'elle entraîne", analyse Enguerrand Artaz, stratégiste à La Financière de l’Échiquier (LFDE).
Dans le détail, Publicis (+1,71% à 104,10 euros) a réussi la meilleure performance de la journée devant L'Oréal (+1,53% à 392,50 euros) et LVMH (+1,51% à 459,35 euros).
- L'automobile en marche arrière -
Inversement, Stellantis a essuyé un sérieux mouvement de vente (-4,71% à 4,43 euros).
Le patron du constructeur allemand Volkswagen (-2,89% à Francfort), Oliver Blume, a prévenu dimanche que le groupe était dans une situation "plus que critique" avant plusieurs réunions avec le personnel au cours desquelles il doit défendre des plans d'économies du géant de la construction automobile. Volkswagen a terminé à -1,60%, à 73,82 euros.
Ces déclarations ont plombé l'humeur du secteur, y compris en France : Renault a reculé de 1,12% à 28,31 euros.
TotalEnergies a ouvert les vannes de la vente de titres comme à chaque baisse des prix du pétrole (-1,89% à 75,98 euros).
Baromètre de la tech en France, STMicroelectronics (semi-conducteurs) a également reculé, deux jours avant la publication des résultats de Nvidia (-2% à 42,20 euros).
N.Robinson--VC