Vancouver Courier - Les séries de la rentrée: dystopie, utopies et littérature

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Les séries de la rentrée: dystopie, utopies et littérature
Les séries de la rentrée: dystopie, utopies et littérature / Photo: © AFP/Archives

Les séries de la rentrée: dystopie, utopies et littérature

Une dystopie climatique, des utopies et quelques incontournables adaptations littéraires, de John Steinbeck à Gaston Leroux, animent la rentrée des séries 2026, dont voici une sélection non exhaustive et limitée aux nouvelles créations.

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- Dystopie sur le climat, et retour de "Carrie"

A point nommé après un été caniculaire, la production allemande "City of Blood" (16 septembre, Disney+) nous plonge dans un Berlin futuriste, où une poignée de privilégiés vit sous un dôme climatisé, pendant que le peuple se débat dans le chaos. Mais dans cette série inspirée du roman graphique "Berlinoir", c'est de vampires assoiffés de sang que vient le danger pour Bea (Lea Drinda) et Phoebe (Soma Pysall), deux soeurs séparées durant leur enfance.

Les amateurs de frissons auront double ration avec "Carrie", une nouvelle adaptation du premier roman de Stephen King (7 octobre, Prime Video) par Mike Flanagan, avant un préquel de Vendredi 13, "Crystal Lake", promis par HBO Max avant la fin de l'année.

- "Paolo", atypique et dérangeant

Difficile de classer "Paolo", série française proposée par HBO Max (25 septembre), dernière oeuvre d'un spécialiste du thriller psychologique, le romancier et cinéaste Sébastien Marnier, déjà derrière les films "Irréprochable", "L'origine du mal" et l'adaptation de "Les enfants sont rois" de Delphine de Vigan pour Disney+. La fiction suit Paolo (Jérôme Niel), garçon sans histoire qui bascule dans une dérive obsessionnelle et toxique pour un ancien camarade d'école, l'ambitieux Téophane Tolbiac (Yoann Gasiorowski), en pleine campagne pour ravir la mairie d'une ville de province. Le ton est posé dès le premier épisode, quand un déchaînement de violence aveugle s'abat sur un personnage incarné par Philippe Katerine.

- Côté comédie, prison et doubles fictifs

Peut-on rire quand l'histoire se déroule derrière les barreaux ? C'est le pari tenté par "Surveillants !" (Disney+, 16 septembre), qui s'attache à présenter la prison avec dérision et humour. La série est signée John Wax, avec Jean-Pascal Zadi, Audrey Lamy et Eva Huault.

Prime Video a misé sur Paul Mirabel, l'humoriste qui a fait de sa timidité une marque de fabrique. Dans "Paul" (2 octobre), il incarne son propre rôle, en pleine préparation catastrophe de son prochain spectacle.

Autre scénario où des stars jouent leur version fictive: "Brothers", écrite par Lee Eisenberg, fait se retrouver Matthew McConaughey et Woody Harrelson. Tout bascule pour le duo du premier "True Detective", quand les deux compères découvrent qu'ils pourraient être frères.

- Sur Arte, vive les utopies

"Les années 70, c'est le fond d'écran de notre présent", pense Benjamin Charbit, l'un des créateurs de "Camarades", une série mi-archives mi-fiction, qui plonge dans l'ébullition post soixante-huitarde de la fac de Vincennes. Une expérience utopique d'université libre qui a fait long feu, mais où se dessinait déjà la question des deux gauches, et qui a vu naître le Mouvement de libération des femmes (MLF).

La série sera suivie en novembre, toujours sur Arte, d'une autre utopie revisitée, "Eldorado": ou l'histoire rocambolesque des avions renifleurs, soi-disant technologie capable de détecter le pétrole qui s'est avérée une gigantesque arnaque pour Elf Aquitaine.

- Sur Netflix, Zoe Kazan aux commandes pour "A l'est d'Eden"

Soixante-dix ans après le film réalisé par Elia Kazan, c'est à sa petite-fille Zoe Kazan que Netflix a confié une nouvelle adaptation du livre éponyme de John Steinbeck. Tandis que le film avec James Dean ne racontait qu'une partie du livre, Zoe Kazan a promis d'adapter plus fidèlement la saga des familles Trask et Hamilton, avec Florence Pugh, Christopher Abbott et Mike Faist dans les principaux rôles (1er octobre).

- En attendant Lupin

Avant le retour d'Omar Sy dans la saison 4 de Lupin (23 octobre, Netflix), les fans pourront patienter avec "Le mystère de la chambre jaune", une adaptation très libre et contemporaine du premier polar de Gaston Leroux au début du XXe siècle. Le célèbre Rouletabille est recréé au féminin, et mène l'enquête avec un podcasteur à succès. Lancement ce jeudi, sur TF1, TF1+ et sur Netflix, où atterrissent désormais les contenus de la chaîne.

Dans la même veine, "Ceci n'est pas un crime", mini-série belge annoncée pour septembre sur Canal+, imagine un jeune René Magritte soupçonné de meurtre après une soirée avec d'autres figures du surréalisme, Salvador Dali, Lee Miller ou Man Ray.

K.Harris--VC