Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
L'exemple par le geste. Homme de peu de mots, Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur de l'équipe de France, a dirigé lundi son premier entraînement au Centre national du football de Clairefontaine, avec hauteur et légèreté, tout en faisant admirer par moments une technique toujours intacte.
A quatre jours des grands débuts de "Zizou" à la tête des Bleus en Turquie en Ligue des nations, les 12 sélectionnés présents pour cette séance légère et inaugurale sont tombés sous le charme. "Il a encore de beaux restes. Ça va être difficile de reproduire ses gestes", a soufflé le défenseur Dayot Upamecano, quand Maxence Lacroix a exprimé sa "fierté de partager le terrain avec lui".
Zidane, véritable icône du sport tricolore, nommé le 28 juillet en remplacement de Didier Deschamps, est arrivé en premier sur la pelouse du terrain "Michel Platini", comme un symbole pour celui qui marche sur les pas de cet autre célèbre N.10 français, devenu lui aussi patron des Bleus à la fin de sa légendaire carrière.
A ses côtés, son fidèle adjoint David Bettoni, qui l'accompagnait déjà au Real Madrid, suivi de près par son ex-coéquipier chez les champions du monde (1998) et d'Europe (2000) Fabien Barthez, devenu son entraîneur des gardiens.
- Cinquante journalistes présents -
Une cinquantaine de journalistes étaient présents pour l'occasion, une affluence très inhabituelle pour un début de stage, souvent réduit à un simple décrassage pour les internationaux mobilisés le week-end avec leurs clubs, signe de l'importance de l'évènement.
Douze joueurs donc sur les 23 convoqués par Zidane étaient ainsi mobilisés (Guillaume Restes, Jean Butez, Esteban Lepaul, Maghnes Akliouche, Dayot Upamecano, Lucas Da Cunha, Andy Diouf, Michael Olise, Jules Koundé, Manu Koné, Eduardo Camavinga, Maxence Lacroix), quand les 11 autres sont restés aux soins ou en salle de musculation.
La séance, qui a duré à peu près une heure et s'est déroulée sous un radieux soleil de fin d'été, a surtout été dirigée par David Bettoni mais Zidane, très silencieux, n'a pas hésité à manier le ballon pour montrer un exercice de passes au groupe dans une ambiance studieuse, tranchant avec la décontraction souvent de rigueur pour un décrassage, seuls Olise et Camavinga, des habitués de l'équipe de France, se permettant de petites facéties.
Fabien Barthez s'est lui occupé du duo Restes-Butez, faisant apprécier sa belle patte gauche toujours aussi précise lors d'un exercice avec ses gardiens. Le jeune Guillaume Restes, 21 ans, a apprécié la technique.
"C'est une très grande fierté d'être +coaché+ par Fabien (Barthez), il a marqué l'histoire de ce poste donc de pouvoir échanger avec lui, là aujourd'hui (lundi) sur les quelques minutes d'entraînement qu'on a pu avoir, c'est top", a estimé le portier de Toulouse, qui a connu le divin chauve lors de séances dirigées avec les équipes de jeunes du TFC.
- Douze encadrants pour douze joueurs -
Au total, Zidane était accompagné de 12 membres de son staff pléthorique, pour autant de joueurs.
La séance s'est conclue par une petite opposition à deux touches de balle puis par des frappes au but après des centres assurés par Zidane en personne, sous les yeux chambreurs de Rayan Cherki et d'Ibrahima Konaté, venus observer de loin les premiers pas du sélectionneur.
Quand un tir d'Upamecano s'est écrasé sur la barre transversale de Guillaume Restes, Konaté a hurlé: "Mbaye Niang", du nom du joueur de l'AC Milan qui avait cassé une cage lors d'un entraînement.
Sur le fond et sur la forme, la première séance d'entraînement de Zinédine Zidane a été légère. Les prochaines risquent d'être d'une autre intensité. "On est là pour jouer quatre bons matches", a rappelé Lacroix.
Quatre rencontres de Ligue des nations sont effectivement au programme de l'équipe de France pour ce premier rassemblement de l'ère Zidane: deux déplacements en Turquie et en Belgique, les 25 et 28 septembre, puis les réceptions de l'Italie et de la Belgique, les 2 et 5 octobre au Stade de France.
B.Mitchell--VC